Un projet soutenu par RAMDAM, un centre d'art, à travers le dispositif d'aide à l'expérimentation ( DRAC, Auvergne Rhônes Alpes)
Ils ont cherché à faire disparaître ma douleur en essayant d’effacer toutes les traces laissées par mon enfant disparu comme pour me dire que cela n’avait pas eu lieu.
Alors, je danse.
Je danse pour que le temps et les lieux que l’on m’a enlevé me reviennent.
Je danse pour traduire ma souffrance et pour l’accepter.
Pour repartir vers les larmes qui n’ont pas pu couler
Amaël Mavoungou
Suite au décès de son nouveau-né, au Gabon, un père se voit interdit de pleurer et n’a pas le droit de savoir où est enterré son enfant. Il fait partie des hommes "initiés", à qui l'on a transmis la part sacrée de la culture commune mais qui est également devenu le prisonnier des stéréotypes de force rattachés à la masculinité.
Partant de cette douloureuse histoire, le chorégraphe et danseur Amaël Mavoungou dessine l’histoire de ce deuil impossible et recourt à la danse pour repenser un rituel mortuaire salvateur et interroger la question du genre.
Ce solo a bénéficié de deux résidences de création au CND, Centre National de la Danse de Pantin du 20 au 29 avril 2015 et à ramdam, un centre d’art du 06 au 17 juillet 2015 et du 7 au 16 décembre 2015.
En 2017, il est soutenu par RAMDAM, un centre d'art et est présenté en ouverture publique le 3 mars 2017.
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